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Capacitation des Leaders paysans de Tanganyika autour de la problématique de gestion des organisations paysannes

Au Tanganyika, la problématique de gestion des organisations paysannes et des associations de développement rural vient vendredi d’être au menu d’un atelier de capacitation des Leaders paysans de la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo – CONAPAC à Kalemie. Qu’est-ce qui bloque les structures de développement rural pour améliorer la qualité de leur production ?

Dans le cadre de son itinérance dans la province, le Président national de la CONAPAC Paluku Mivimba a assuré la capacitation des Leaders paysans de 26 membres dont 6 femmes issues de Coopératives de pêche et d’Union d’agriculteurs et d’éleveurs actifs dans la région.  Le fait que la guerre a appauvri les paysans, ils sont devenus plus ou moins attentistes. Une fois qu’ils comprennent qu‘ils peuvent créer des situations favorables à eux-mêmes ; je pense qu’ils pourront commencer à saisir ces opportunités et les utiliser. Au cours des travaux, le constat est tel que les formalités administratives à remplir pour la légalisation de toute association membre de la CONAPAC ont contribué beaucoup à freiner l’élan des acteurs impliqués dans le domaine du développement rural.

Le Coordonnateur du Conseil agricole rural de gestion, Robert Kalunga Kasongo declare : «  Pendant longtemps, nous avons travaillé sans aucun document juridique ; ça nous bloquait. Heureusement avec l’ancien Gouverneur, il nous a doté d‘un Arrêté provincial. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous pouvons évoluer avec PICAGEL, avec toute autre structure qui existe, avec FHI ; nous pouvons évoluer avec NRC parce que nous avons des documents juridiques. »

Mais toutefois, les séances en carrefours ont consisté à déceler les potentialités que regorge la province du Tanganyika en vue d’une bonne gouvernance des groupes organisés. Une activité qui intervient dans une région qui porte encore des séquelles de guerres qui ont troublé l’organisation des activités des paysans.

Le Représentant des éleveurs, Boniface Osango, pense à la stabilisation de la région avant toute entreprise : « Tant que les gens se déplacent du jour à l’autre alors là il n’y a pas moyen d’élever parce qu’à chaque fois qu’il y a insécurité, la population laisse tout et fuit. Il y a assez de pâturages ici. Des pâturages abondants. Là, il y a moyen d’élever de gros ou bien de petits bétails. »

 Par ailleurs, la gestion des associations appelle aussi au renforcement des capacités des acteurs pour atteindre leurs objectifs c’est-à-dire ceux qui consistent à dégager des potentialités existant afin d’en exploiter les opportunités qui s’offrent dans la région.

Le Président provincial des pêcheurs, David Sadiki , pense à des innovations : « On a besoin de petits producteurs ; nous, nous le sommes. Nous n’avons jamais été assistés avant par le gouvernement et par après par les organismes philanthropiques. C’est pourquoi vous nous voyez dans des associations pour pouvoir connaitre comment est-ce que nous pouvons nous retrouver dans ces rangs-là. Les paysans indiquent mener des activités de production agricole, halieutique ou d’élevage dans une région à défis qui attendent encore à être relevés. »

Désormais les agriculteurs du Tanganyika doivent travailler à la solidarité des paysans pour améliorer la qualité de production, c’est à cette conclusion que les Associations membres de la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo – CONAPAC, ont abouti à la clôture de l’Atelier de renforcement des capacités des Leaders paysans de Kalemie. Les Coopératives de pêche et d’Unions d’agriculteurs et d’éleveurs ont répondu à l’appel. Mais qu’est-ce qui manquent aux associations pour être efficaces dans le rendement ?

Pour le Président de la CONAPAC, Paluku MIVIMBA : «  C’est qui manque, je pense que c’est le manque d’information, Il faut essayer de les aider, de les accompagner, de les former pour qu’ils aient la capacité de voir ces opportunités. Vous pouvez voir l’opportunité, ça ne suffit pas. Il faut la saisir pour faire la vôtre. Le fait que la guerre a appauvri les paysans ; ils sont devenus plus ou moins attentistes. Il faut un peu les encourager par des formations. Une fois qu’ils sont formés, une fois qu’ils comprennent qu’ils peuvent travailler eux-mêmes, ils peuvent créer des situations favorables à eux-mêmes, je pense qu’ils pourront commencer à saisir ces opportunités et les utiliser.

MYBE, François-Xavier