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CONFEDERATION NATIONALE DES PRODUCTEURS AGRICOLES DU CONGO

« L'agriculture familiale peut nourrir le Congo, si elle est soutenue »

Formation des formateurs sur l’approche FACT:Les leaders paysans adoptent des Plans de plaidoyer pour chaque fédération sur le suivi du budget alloué à l’agriculture

Publié le 08/06/2017

La CONAPC a organisé du 21 au 24 février 2017 une formation des Formateurs sur le suivi du budget alloué à l’agriculture et au développement rural. Le souci majeur est de veiller à l’alloca...

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La CONAPAC renforce les capacités des producteurs agricoles sur la loi agricole

Publié le 22 Février 2017

Dans le cadre de son partenariat avec OSISA, la CONAPAC a lancé son projet d’appui au plaidoyer pour la mise en place des mesures d’application du Code agricole pour la protection et la sécurisat...

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HISTORIQUE DE LA CONAPAC

Depuis plusieurs années, les paysans congolais s’organisent dans différentes provinces du pays suite aux différents défis qu’ils rencontrent dans leur métier d’agriculteurs.
Selon l’histoire du mouvement paysan  en RDC, l’organisation des paysans date de l’époque coloniale en  1956 ou les Belges ont initié les premières coopératives des producteurs agricoles du café, des palmiers à huile …

La coopérative consistait à faire production et la commercialisation du café. Elle apprenait  aux paysans les techniques culturales et post récoltes. Elle fournissait  des engrais et des équipements.
En 1957, commencèrent à réclamer leur indépendance, les paysans découvrirent qu’ils étaient des membres à part entière et se révoltèrent, ce qui mena à la chute de cette coopérative dans le Nord Kivu.

Peu après certains leaders commencèrent à sensibiliser les paysans à s’unir et à former la coopérative  COOPAGRICO (Coopérative  des Producteurs Agricoles du Congo). L’Etat congolais finança cette coopérative et remis une camionnette. A cause de la mégestion, certains membres se révoltèrent et quittèrent la coopérative pour aller créer leur propre coopérative.
Dans les autres provinces, plusieurs grandes coopératives ont travaillé au cours des années 70, 80 avec l’appui des projets des ONG locales, comme INADES…

Malheureusement avec  la rupture de financement, elles sont toutes tombées, car elles n’étaient  maitrisées ni appropriées par les bénéficiaires. Pour trouver des solutions aux problèmes, les producteurs créèrent  eux-mêmes leurs propres organisations paysannes.

A partir des années 80, les coopératives et le secteur agricole dans le Kivu par exemple, ont reçu des appuis techniques et financiers notamment de l’Union Européenne (C.E.E.) cas du programme Kivu, et des ONG internationales, des ONG locales (solidarité paysanne, ADI KIVU, COTEDER. Ces appuis ont amené un nouvel élan au monde paysan.

D’autres formes d’organisations paysannes  seront créées  comme la SAP (Syndicat d’Alliance Paysanne) sera promue par Solidarité Paysanne et le SYDIP (Syndicat de Défense des Intérêts Paysans) sera aussi promu par le COTEDER (Conseil Technique pour e Développement Rural) en 1993.
Malgré cette multiplicité des organisations paysannes  sous différentes formes, les paysans constatent une absence criante de représentation  effective  à tous les niveaux administratifs et  d’une coordination commune des actions paysannes et la défense de leurs intérêts. Cette préoccupation a été à la base de la naissance  de certaines fédérations  dans certaines provinces.
En 2000 par exemple, la FOPAC Nord Kivu a été créée ainsi  que la LOFEPACO.

Pour bien jouer son rôle et remplir sa mission, la FOPAC va faire une analyse des défis qui handicapent l’agriculture en RDC. Parmi les défis identifiés, on peut citer :
- La faible productivité agricole.
- L’accès aux marchés.
- L’accès aux financements agricoles.
- L’accès à la terre et l’insécurité foncière.
- Les conflits fonciers.
- La mauvaise gouvernance.
- L’insécurité des personnes et de leurs biens.

Pour répondre à toutes ces préoccupations, les paysans ont compris qu’il faut l’unité de tous paysans congolais car la question était plus importante et complexe qu’une seule fédération d’une seule province ne puisse  résoudre ces problèmes.

C’est ainsi qu’à 2007, la FOPAC, le PREFED et DIOBASS vont organiser du 8 au 11 avril, un atelier sur l’état des lieux du mouvement paysan en RDC. Cet atelier avait réuni les paysans délégués  de 7 provinces (Nord et Sud Kivu, Maniema, Bandundu, Equateur et Kinshasa).

Un comité de pilotage a été mis en place après l’atelier pour faire le suivi des recommandations qui avait pour objectif ultime, la mise en place d’une représentation des paysans, au niveau national et des provinces. Dans la même année, le gouvernement avait initié le processus d’élaboration de la loi agricole.

Ce processus intéresse au plus haut niveau les OP qui se mobilisent et font des concertations à la base en vue de porter les préoccupations des paysans auprès de la commission chargée d’élaboration de la loi.

En 2010, TRIAS organise à KANGU MAYOMBE, un atelier sur les dynamiques paysannes et la perspective  du mouvement paysan. Les délégués  paysans de 9 provinces y ont participé.
En octobre 2010 PRODDES organise le premier carrefour paysan à Kinshasa. Des paysans de toutes les provinces étaient présents. Il sera mis en place un comité de plaidoyer de la loi agricole. Ce comité a été composé de la manière suivante.
- Les délégués de Kinshasa.
- 2 délégués du Bas Congo.
- 2 délégués du Nord Kivu.

En 2011, le PRODDES et les leaders paysans organisent le 2ème carrefour paysan.

Conscients de la structuration progressive du monde paysan, du besoin des producteurs  agricoles  de faire entendre leur point de vue sur le développement agricole en RDC  ainsi que du besoin de représenter et de défendre les intérêts des paysannes et paysans.

Les paysans, délégués par leurs organisations et rassemblés autour du Carrefour paysan du 20 au 22 octobre 2011 ont constitué, conformément à la Loi n°004/2001 du 21 juillet 2001 la  Confédération Nationale des Producteurs Agricoles du Congo, « CONAPAC» en sigle et avaient doté celle-ci des Statuts et d’un Règlement d’Ordre intérieur.

La CONAPAC, comme tant d’autres mouvements paysans du monde, est une association apolitique, non confessionnelle. Elle est un syndicat des paysans producteurs agricoles et constitue la Société civile paysanne en RDC.

Elle est une association sans but lucratif,  apolitique et non confessionnelle, créée conformément à la Loi n° 004/2001 du 21 juillet 2001 régissant les associations sans but lucratif et les établissements d’utilité publique en République Démocratique du Congo.

La CONAPAC est donc une organisation démocratique qui rassemble  en son sein les Fédérations provinciales des producteurs agricoles et les Fédérations agricoles spécialisées soit par filière, soit par fonction des producteurs, soit par catégorie des producteurs agricoles.

Les Fédérations provinciales membres élisent leurs leaders qui les représentent au sein de la Confédération, à travers ses différents organes statutaires, dont l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration et la Commission de Surveillance.

Les délégués des Fédérations provinciales rassemblés en Assemblée Générale définissent la politique générale de la CONAPAC,  approuvent les différents rapports,élisent les membres de différents organes statutaires,  créent et définissent les tâches des commissions spécialisées techniques ou permanentes.