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La FOPAKO fait des suggestions de fin de projet à la Banque Mondiale concernant le PDPC

Dans une note ayant comme objet : « Plaidoyer des organisations des producteurs agricoles, bénéficiaires du projet de Développement de Pôles de croissance –ouest, PDPC, dans la province du Kongo Central », la FOPAKO a adressée aux autorités de la Banque mondiale, des suggestions de fin de projet concernant les livrables attendus du projet PDPC dans la province du Congo central par la partie bénéficiaire. En termes d’organisation de la productivité, de la création d’emploi, du fonctionnement normal de trois filières mettant ensemble tous les acteurs concernés…. Dans cette note, la FOPAKO, dans le cadre de ses missions régaliennes de promouvoir et défendre les intérêts des exploitants et vue la pertinence des actions prévues par le projet PDPC suggère : 1. Que les fonds non utilisé alloués à ces activités non réalisées ou réalisées en partie soient affectés dans un compte bancaire pouvant être accessibles pour accorder des crédits agricoles aux exploitants ou servir de capital au Fonds Agricole provincial (FAP), structure à utilité publique en création dans la province ; 2. Pour les cas concernant le financement à coût partagé des équipements, au regard de la genèse des coopératives et du retenu des contribuables, réduire à 10% la contrepartie des organisations bénéficiaires ; 3. Qu’une prolongation soit accordée afin de réaliser les restes des activités prévues du projet avec une révision de la stratégie d’intervention. En effet, le projet de Développement de Pôles de croissance –ouest, PDPC en sigle, et exécuté grâce au financement que le Gouvernement Congolais a obtenu de la Banque Mondiale. la composante 1 porte sur le développement de chaines de valeur avec comme objectif d’augmenter la productivité et l’emploi dans les filières prioritaires riz, manioc et huile de palme. Ce projet vise de générer environ 11000 emplois, d’accroitre le revenu de près de 50.000 agriculteurs et d’assurer un approvisionnement annuel de près de 100.000 tonnes de produits agricoles à l’agro-industrie et sur le marché. La zone géographique couvre les corridors « Inkinsi,-Mbanza ngungu –kimpese » et « Boma-Lukula-Tshela ». Pour atteindre l’objectif de la composante 1 (développement de chaines de valeur agricoles) dans le Kongo Central, il a été prévu plusieurs actions à réaliser dont certaines non encore exécutées ou exécutées en partie et ont comme incidence : Structuration des exploitants agricoles en coopératives Les coopératives ont été retenues comme stratégie de structuration de producteurs agricoles afin d’inciter l’augmentation de la production agricole, malheureusement que les coopératives créées ne datent que de mois de mai 2018. Ces jeunes coopératives pour la plupart n’ont pas encore atteint la maturité pour leur fonctionnement normal et par conséquent, se trouvent dans l’incapacité de mieux produire, vendre et mobiliser leur contribution pour servir de contrepartie au mécanisme Matching Grant. Ateliers paysans Les ateliers paysans qui devaient servir de première étape pour ajouter la valeur aux produits agricoles et faciliter la commercialisation, n’ont pas encore été installés alors que le projet tend à a fin. Aménagement de sites hydroagricoles Our développer la filière Riz, il a été revu l’aménagement de sites hydro agricoles afin d’une part améliorer la productivité et d’autre part réduire la pression sur les forets occasionnées par le riz de montagne. Aucun ite n’et aménagé à ce jour et ceci a eu incidence négative sur la filière semencière. N’ayant pas des sites aménagés, les exploitants n’ont pas acheté la semence produite par les agri-multiplicateurs. Et cela a pour conséquence l’affaiblissement des acteurs de la chaîne de valeur Riz (opérateurs semenciers) Plaidoyer pour faciliter l’accès au foncier Le projet s ‘exécute sur un rayon de 40 km autour de Pôles nodaux et dont plus ou moins la moitié de ce rayon se trouve dans les zones à conflit foncier dus aux ventes illicites et l’occupation par les concessionnaires privés -A cet effet, aucune action de renforcement de capacités en plaidoyer n’a été faite en faveur de ces producteurs agricoles pour qu’Ils soient capables de négocier la terre agricole. Ceci constitue une des raisons majeures de la mévente des plantules de palmiers boutures manioc et semences de riz . Mécanisme Matching Grant Pour lever les contraintes liées au développement des chaines de valeurs de trois filières retenues, le projet en réponses aux questions de financement de investissements agricoles a prévu un mécanisme à coût partagé dénommé Matching Grant. Ce mécanisme ne devait bien fonctionner que si tous les autres préalables dans l’exécution du projet ont été réalisés (mise en place et opérationnalisation des coopératives à temps et l’installation des ateliers paysans qui donneraient de la valeur ajoutée aux produits et servir en mêmes temps de marché pour certains producteurs afin que ces derniers puissent avoir la capacité contributive dans leurs coopératives respectives. pour rappel, cette faible capacité de contribution due au faible niveau de revenu de producteurs agricoles (moins d’1 dollar) a été révélé lors du diagnostic fait par l’INADES –formation Congo , comme handicap aux organisations des producteurs agricoles de disposer des équipements de production, transformation et transport .Malheureusement, la stratégie fixe la contrepartie des OPA à 30 % an pourtant tenir compte de éléments ci-haut évoqués. Au regard de tout ce qui précède, le exploitants agricoles du Kongo Central ici représenté par leur organisation provinciale, craignent que le projet PDPC qu’ils ont accueilli avec faste pour ses objectifs et actions planifiés, arrive à sa fin sans pouvoir réellement satisfaire à leurs attentes (booster le développement des filières Manioc ,Riz et Huile de palme) pourtant bien définis dans le document du projet.

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